Trop mortels les mercredis soirs! Y a la "Nouvelle star" qui est de retour! Y a Marianne, Dove, André, Manu et le bondissant Benji. La teuf, quoi! Bon, la mauvaise nouvelle, ce soir, c'est qu'y a le Barça qui joue chez les rosbifs d'Abramovitch. Dur de choisir entre les symphonies de Ronaldinho et les vocalises prometteuses de stars en devenir. Y a vraiment des soirs où y faudrait avoir deux télés. Le mercredi, en fait. Le reste de la semaine, l'ordi suffit amplement.
2 à 6: une belle raclée! Voilà ce que s'est pris l'équipe de Suisse de hockey en quart de finale olympique, cet après-midi, face à la Suède. Devant le réalisme de la phalange viking, les boys du sémillant Ralphi n'ont pas pesé bien lourd. Cette fois-ci, c'est définitif: les Canadiens ne vont plus confondre la Suisse et la Suède...
Quels visionnaires, nos sept nains fédéraux! Dans le projet d'Ordonnance sur les services de télécommunication mise en consultation aujourd'hui à Berne, nos rusés ronds-de-cuir-en-chef préconisent que "l'accès à Internet doit faire partie de la desserte de base des télécommunications en Suisse, comme le téléphone". Voilà qui va faire plaisir aux milliers d'Helvètes qui sont privés d'accès parce qu'ils habitent des régions périphériques! Et s'il y a des endroits où on aurait bien besoin de se distraire sur le Net, c'est bien dans ces régions-là...
Les efforts harpagonesques du p'tit père Merz ont porté leurs fruits (de mer): l'Office fédéral de l'environnement a trouvé quelques traîtres fifrelins pour nous pondre une étude alarmante sur les écrevisses suisses. Imaginez-vous que ces connes de bestioles sont menacées par l'invasion progressive de l'écrevisse signal, de l'américaine et de la rouge de Lousiane, toutes originaires d'Amérique du Nord. Alors, fondamentale, la survie de l'écrevisse suisse? Sans vouloir minimiser l'importance d'icelles, on se réjouira pourtant froidement de leur lente agonie. Car après tout, que se passera-t-il quand un cygne infecté par la grippe aviaire coulera une fiente envirusée qui ira bêtement contaminer notre écrevisse au fond du lac, hein? Ben, elle ira elle-même infecter ses congénères à l'accent ricain. Donc: moins d'écrevisses = moins de risques! C'est pas le mollachu homard qui dira le contraire.
C'est la dernière trouvaille de nos stratèges fédéraux: Berne envisage d'utiliser des caméras infrarouges en cas de pandémie pour repérer les personnes atteintes de fièvre à leur arrivée à l'aéroport. Toutes ces chaudasses à refouler, c'est dramatique!
Le pois chiche noir n'est pas encore revenu de sa déception: Darius Rochebin ne s'est pas coiffé du chapeau style aviateur des athlètes suisses à Turin, hier soir lors du TJ, ainsi qu'il eût dû le faire suite à un pari avec René Fasel. On reprend son souffle. Explications du meilleur speakerin de TV Genève: sa direction ne l'a pas autorisé à s'exécuter. La prochaine fois, M. Fasel, faites le pari avec Florence Heiniger...
Des sympathisants des grévistes de Swissmetal ont barbouillé les bâtiments de la société du patron de l'entreprise métallurgique, Martin Hellweg, à Zurich, dans la nuit de dimanche à lundi. Le pois chiche noir croyait naïvement que ces gens ne pouvaient pas le voir en peinture. Les grandes couleurs ne sont pas muettes.
Le film américain «Brokeback Mountain», qui relate les «gaylipettes» de deux cow-boys, a reçu quatre distinctions, dont celle du meilleur long métrage, dimanche soir, aux British Academy Film Awards. Le court métrage «Je n'suis pas un homo» n'était, quant à lui, pas de taille. Les dés étaient-ils pipés?
La grande presse romande tabloïdale relate aujourd'hui même la mésaventure survenue à Raymond Vouillamoz, l'ex-directeur des programmes de votre télévision (j'insiste, ce n'est pas la mienne). Parti gambader seul sur les hauteurs valaisannes, au mépris de la plus élémentaire prudence, le charismatique Raymond a glissé sur une vilaine plaque de verglas et s'est fracturé une jambe. Le pois chiche noir ne saurait trop recommander à son successeur à TV Genève, le Dr Minestrone, d'éviter de partir en excursion du côté d'Evolène. Les paparazzos seraient trop tentés d'en faire tout un plat. Ou, à tout le moins, une bonne blague potache.